Demarchage telephonique interdit en 2026 : vos droits et les reflexes face aux faux conseillers

Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique est interdit en France : le dispositif Bloctel est supprimé et remplacé par une règle unique. Ce guide fait le point sur vos droits et sur la vigilance à adopter face aux appels de faux conseillers bancaires, devenus une arnaque récurrente.

Arnaque au faux conseiller : les reflexes

La nouvelle règle : démarchage interdit, sauf deux cas

Depuis le 11 août 2026, une entreprise ne peut plus vous appeler pour vous proposer un produit ou un service, sauf dans deux situations : vous êtes déjà client et l’appel concerne votre contrat, ou l’entreprise a obtenu votre consentement exprès — un accord libre, éclairé, donné par un acte positif clair. Le consentement est valable un an et peut être retiré à tout moment, même oralement.

Les horaires autorisés

Les appels autorisés ne peuvent avoir lieu que du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 20h. Tout appel en dehors de ces plages est interdit, même avec consentement.

L’arnaque au faux conseiller bancaire

En parallèle de cette réglementation, l’arnaque au faux conseiller bancaire se répand : un appelant se fait passer pour votre banque, prétend détecter une fraude et vous demande de valider une opération, de communiquer un code reçu par SMS ou d’installer une application de prise en main à distance. Votre banque ne vous demandera jamais votre code de sécurité, un mot de passe complet ou une validation d’opération par téléphone.

Demarchage telephonique : vos droits

Les réflexes qui vous protègent

Raccrochez et rappelez vous-même le numéro officiel de votre banque, affiché sur votre relevé ou sur son site. Ne donnez jamais un code reçu par SMS, ne validez jamais une notification que vous n’avez pas déclenchée, et ne laissez jamais un interlocuteur prendre le contrôle de votre appareil. En cas de doute, signalez l’appel sur Signal Conso, la plateforme officielle de signalement des manquements.

Les sanctions prévues

Les manquements sont sanctionnés : l’abus de faiblesse est puni jusqu’à cinq ans de prison et 500 000 euros d’amende. Les signalements sur Signal Conso alimentent les contrôles de la DGCCRF.

Appel suspect : que faire

Ce guide est indépendant

Ce guide est publié à titre informatif et n’est affilié à aucune banque ni administration — les marques citées appartiennent à leurs propriétaires. Pour toute question sur votre situation, contactez votre établissement par son canal officiel.